
J'en suis au moment le plus critique, excitant et passionnant de tout ouvrage; le commencement.
Savoir comment débuter, ça a toujours été un point délicat pour moi. Ca m'brise même carrément les roubignoles, on peut le dire hein. Certes, je pourrais commencer simplement, comme c'est le cas dans la plupart des blogs, en me présentant ou en déballant une mise au point conventionnelle et barbante sur le futur contenu de ce blog mais j'ai jamais pu encadrer ce genre d'introduction au sein d'un blog. Ca donne des airs très pompeux et tristes à en crever pour une chose aussi insignifiante qu'une page web, chose qui n'a rien d'officielle donc inutile de se carrer soi-même un balai dans le derche, les conventions s'en chargent très bien toutes seules. Aussi, j'ai toujours essayé de coller une pointe d'originalité à mes introductions, même si au fond ce n'était qu'un déguisement pour camoufler une présentation tout aussi rasoir et conformiste que les autres. Alors aujourd'hui, je me suis dis tiens, au lieu d'essayer de garnir le pain rassis des introductions avec deux-trois pauvres feuilles de salade sèches de ma composition (Napoléon, lui, aurait dit: "C'est de la merde dans un bas de soie" ), je vais plutôt méditer sur cette importance rattachée à cette notion de commencement. Histoire qu'on ne vienne pas dire que je chie une pendule pour rien.
Trop souvent, on prend les introductions comme une formalité, une sorte de mise au point ressemblant surtout à une corvée. Tu balances une tonne d'infos sur ton compte, sur ce qui t'as poussé à écrire etc... tout ce genre de fioritures aussi utiles et intéressantes qu'un film de Luc Besson, te justifiant en arguant que c'est pour informer de ton identité l'internaute qui vient de débarquer sur ton blog. Néanmoins, le problème c'est que cet internaute est soit l'une de tes connaissances, soit une âme errante qui a atterri ici par hasard, au fil des cliques, et qui n'a sans doute pas pour projet prochain de lire ton résidu d'autobiographie. Donc non, je ne pondrai pas de présentation à la mord moi le noeud vous indiquant si oui ou non j'ai pour habitude de me fourrer un concombre entre les miches ou bien encore si je suis fétichiste des MST et autres gaietés du genre. Désolé hein, je laisse ça à fessebook (Que je n'ai pas. Honte à moi, j'irai en enfer.).
Et pourtant, égocentrique et orgueilleux comme je suis, étaler ma vie et mes états d'âmes devrait être une de mes activités favorites. A la différence que je suis tellement imbus de ma personne que j'essaie de trouver de l'intérêt personnel dans tout ce que je fais (De toute façon, il est toujours là. Que ce soit conscient ou inconscient.). Un blog n'est pas fait pour les autres mais pour soi-même. Pour moi, c'est un moyen d'approfondir la connaissance de soi. Je dis souvent que mon blog est mon psy parce qu'écrire est pour moi un très bon exutoire qui me permet de pouvoir mieux débattre avec moi-même, d'une part durant l'écriture même et d'autre part, d'où l'intérêt du blog, à travers les réactions des autres. Le vrai débat, je pense, ne se trouve en effet pas dans les commentaires échangés visant à confronter deux points de vue mais dans les remises en question que peuvent occasionner ces commentaires. Ainsi donc, une introduction ne doit pas être une liste d'informations personnelles concrètes et indiscutables qui n'ont aucune utilité personnelle. C'est un commencement et en tant que tel, elle ne doit pas être négligée et formalisée.
Quelque soit le domaine, qu'il soit artistique, culturel ou même relationnel, le plus important est toujours le commencement. Dès lors que cet instant fugace s'évanouit, tout le reste n'est que fin. Par exemple, lorsque je me lance dans la lecture d'un livre, je dis bel et bien que je l'ai commencé et que maintenant j'ai pour projet de le finir...afin d'en débuter un nouveau, encouragé par un insatiable désir objet de lui-même. En amour, ça marche aussi particulièrement bien. Le meilleur moment d'un couple, c'est le début, quand l'un et l'autre se cherchent, poussés par une pulsion passionnelle nouvelle qui s'éteindra aussi vite qu'elle s'est allumée. Une fois fait, l'acquisition s'installe et donc l'ennui avec. La naissance ne définirait-elle pas alors le début de la mort, non de la vie? Question de relativité. Mais si naître signifiait commencer à vivre, le meilleur serait à venir et un renouvellement ne serait donc pas nécessaire. Un peu étroit comme perspective de vie. Pour moi, la vie est un éternel recommencement. Ce qui fait de la mort non une fin mais un commencement puisqu'étant le passage d'un état premier à un second. Paradoxalement donc, on serait davantage en vie mort que vivant puisque dans la mort, on évoluerait, contrairement au vivant.
Dans chaque acte, seul compte le commencement. Ce n'est que durant ce moment éphémère que notre être entier, corps et âme, se concentre passionnément, aimanté par un sentiment de renouveau. Dès lors que son essence s'y habitue, cela cesse d'être commencement pour devenir fin. Et une chose nous obsède alors; recommencer.
Trop souvent, on prend les introductions comme une formalité, une sorte de mise au point ressemblant surtout à une corvée. Tu balances une tonne d'infos sur ton compte, sur ce qui t'as poussé à écrire etc... tout ce genre de fioritures aussi utiles et intéressantes qu'un film de Luc Besson, te justifiant en arguant que c'est pour informer de ton identité l'internaute qui vient de débarquer sur ton blog. Néanmoins, le problème c'est que cet internaute est soit l'une de tes connaissances, soit une âme errante qui a atterri ici par hasard, au fil des cliques, et qui n'a sans doute pas pour projet prochain de lire ton résidu d'autobiographie. Donc non, je ne pondrai pas de présentation à la mord moi le noeud vous indiquant si oui ou non j'ai pour habitude de me fourrer un concombre entre les miches ou bien encore si je suis fétichiste des MST et autres gaietés du genre. Désolé hein, je laisse ça à fessebook (Que je n'ai pas. Honte à moi, j'irai en enfer.).
Et pourtant, égocentrique et orgueilleux comme je suis, étaler ma vie et mes états d'âmes devrait être une de mes activités favorites. A la différence que je suis tellement imbus de ma personne que j'essaie de trouver de l'intérêt personnel dans tout ce que je fais (De toute façon, il est toujours là. Que ce soit conscient ou inconscient.). Un blog n'est pas fait pour les autres mais pour soi-même. Pour moi, c'est un moyen d'approfondir la connaissance de soi. Je dis souvent que mon blog est mon psy parce qu'écrire est pour moi un très bon exutoire qui me permet de pouvoir mieux débattre avec moi-même, d'une part durant l'écriture même et d'autre part, d'où l'intérêt du blog, à travers les réactions des autres. Le vrai débat, je pense, ne se trouve en effet pas dans les commentaires échangés visant à confronter deux points de vue mais dans les remises en question que peuvent occasionner ces commentaires. Ainsi donc, une introduction ne doit pas être une liste d'informations personnelles concrètes et indiscutables qui n'ont aucune utilité personnelle. C'est un commencement et en tant que tel, elle ne doit pas être négligée et formalisée.
Quelque soit le domaine, qu'il soit artistique, culturel ou même relationnel, le plus important est toujours le commencement. Dès lors que cet instant fugace s'évanouit, tout le reste n'est que fin. Par exemple, lorsque je me lance dans la lecture d'un livre, je dis bel et bien que je l'ai commencé et que maintenant j'ai pour projet de le finir...afin d'en débuter un nouveau, encouragé par un insatiable désir objet de lui-même. En amour, ça marche aussi particulièrement bien. Le meilleur moment d'un couple, c'est le début, quand l'un et l'autre se cherchent, poussés par une pulsion passionnelle nouvelle qui s'éteindra aussi vite qu'elle s'est allumée. Une fois fait, l'acquisition s'installe et donc l'ennui avec. La naissance ne définirait-elle pas alors le début de la mort, non de la vie? Question de relativité. Mais si naître signifiait commencer à vivre, le meilleur serait à venir et un renouvellement ne serait donc pas nécessaire. Un peu étroit comme perspective de vie. Pour moi, la vie est un éternel recommencement. Ce qui fait de la mort non une fin mais un commencement puisqu'étant le passage d'un état premier à un second. Paradoxalement donc, on serait davantage en vie mort que vivant puisque dans la mort, on évoluerait, contrairement au vivant.
Dans chaque acte, seul compte le commencement. Ce n'est que durant ce moment éphémère que notre être entier, corps et âme, se concentre passionnément, aimanté par un sentiment de renouveau. Dès lors que son essence s'y habitue, cela cesse d'être commencement pour devenir fin. Et une chose nous obsède alors; recommencer.
"Tout l'intérêt de l'art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c'est déjà la fin."
-Pablo Picasso-
-Pablo Picasso-
Je tiens quand même à signaler pour ceux qui me suivaient dans la version antérieure de ce blog que je vais essayer de changer radicalement de style dans ma façon de le mener. C'est à dire que mes articles seront plus "relâchés", moins fixes, contrairement à avant. Ce ne sera plus un agrégat d'articles traitant chacun d'un thème particulier visant à déballer une panoplie d'opinions précises et radicales mais quelque chose de plus général. D'ailleurs, si j'avais pu, j'aurai changé le nom d'Anar à deux balles pour quelque chose de moins étiqueté.
